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13/12/2015

Genève Route et Rail 35 - Une rumeur sans fondement - Le faux exemple zurichois

La solution souterraine des voies et quai supplémentaires à Cornavin permettrait d'éviter deux sauts-de-mouton, de part et d'autres de la gare, qui seraient nécessaires à la solution de plain-pied avec les voies actuelles: c'est juste

L'économie ainsi réalisée pourrait être de ce fait remboursée aux Genevois, c'est-à-dire déduite de la participation de 550 millions que Ville et Canton de Genève sont convenus de prendre en charge: c'est faux.

 


La Confédération a engagé 790 millions pour assurer l'extension de la capacité du noeud de Genève. Ces 790 millions font une ligne de l'étape d'aménagement 2025 de l'infrastructure ferroviaire, qui porte sur un total de 6,4 milliards. A l'évidence, le coût des deux sauts-de-mouton évidemment nécessaires à la solution de plain-pied était compris dans ces 790 millions. 

La solution enterrée, voulue par Genève, coûte 1,65 milliard, 860 de plus que la solution de plain-pied initialement prévue.

A la suite des négociations de cet automne entre la Confédération et les CFF d'une part, le Canton et la Ville d'autre part, la Confédération a accepté de faire passer sa contribution de 790 millions à 1,1 milliard, économisant 310 millions aux Genevois, laissant à leur charge plus d'un demi-milliard.

Rien dans la convention-cadre signée le 7 décembre dernier ne laisse imaginer un tel remboursement ultérieur. Or cette convention a précisément pour objectif de sceller la répartition des prises en charge du coût total.

Cette fausse rumeur est inspirée par une fausse interprétation d'un évènement qui s'est produit il y a quelques années à Zurich:  pour résoudre le grave problème de capacité de leur gare centrale, les Zurichois ont imaginé la réalisation de ce qui s'appelle aujourd'hui la Durchmesserlinie, cette ligne diagonale qui transforme la gare principale, en impasse pour les grandes lignes, en gare traversée. Sûrs de la qualité de leur projet, et tablant sur le fait que cette ligne nouvelle, parce que d'intérêt national, devrait être prise en charge par la Confédération, ils ont entamés à leurs frais les études, et même certains travaux, pariant sur un remboursement ultérieur. Leur manoeuvre a réussi.

Cette réussite sert d'exemple à la rumeur genevoise.

A tort: à Zurich, l'intérêt collectif pour le pays tout entier est patent; à Genève, il est évident que la préservation du quartier des Grottes n'a d'intérêt que local. Les Zurichois ont fait une avance de fonds sur une dépense absolument nécessaire, évidemment à charge de la Confédération. Ce n'est pas le cas à Genève.

Le projet Genève Route et Rail ne coûtera pas un centime à Genève, sera réalisé en 10 ans, ne touchera pas le quartier des Grottes, évitera à tout le quartier de Cornavin les formidables inconvénients d'un chantier de 1,6 milliard, pendant 6 années.

 

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