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20/07/2016

Les administrations renâclent à comprendre que la boucle dispense de l'extension de Cornavin.

Tout récemment encore, j’ai pu le constater. Et pourtant, c’est l’évidence même : la réalisation de la boucle de l’Aéroport aura pour effet immédiat de diviser par deux le nombre de trains traversant Cornavin pour se rendre à l’Aéroport ou qui en reviennent.

 La capacité actuelle de la gare de l’Aéroport est de 8 trains par heure. La boucle soulagera donc immédiatement de 8 trains par heure tout le tronçon Genthod-Bellevue – Cornavin – Aéroport. Mais ce n’est pas tout : à l’avenir, les trains reliant Genève au reste de la Suisse seront plus nombreux, c’est la raison de tous ces projets. Sans la boucle, les trains supplémentaires (qui ne pourront poursuivre jusqu’à l’Aéroport, puisque la gare de l’Aéroport est aujourd’hui déjà épuisée), devraient rebrousser chemin à Cornavin, l’encombrant encore davantage.

Le projet des administrations conduit à une impasse. L'enfouissement de deux voies et d'un quai à Cornavin ne dispensera pas de trouver une solution pour améliorer la desserte de l'Aéroport, et puis, dès le moment où cette desserte sera améliorées, il faudra une seconde étape d'enfouissement de voies et de quai à Cornavin. Tout ceci est connu des administrations, qui rechignent pourtant à examiner correctement le projet Genève Route et Rail, et préfèrent le dénigrer. Cet article est né de ce constat.


2016.07.20 Sans boucle 2fois 8 trains heure.jpgL’image illustre la chose : les 8 trains par heure qui desservent l’Aéroport traversent Cornavin deux fois : une fois à l’aller, une fois au retour. Cornavin (et tout le tronçon critique de Châtelaine) sont parcourus par les 16 trains qui desservent 8 fois l'Aéroport.

L'agrandissement de la gare de Cornavin ne résoudrait en rien le problème de l'insuffisance de capacité de la gare de l'Aéroport.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2016.07.20 Avec boucle 2fois 8 trains heure.jpgL’image suivante montre un même nombre de trains reliant Genève au reste de la Suisse, 16 par heure (8 par sens): immédiatement au nord de la jonction de Genthod-Bellevue.

Mais ! la boucle divise ce flux par deux, si bien que Cornavin (et le tronçon critique de Châtelaine) ne voient passer que 8 trains par heure, au lieu des 16 trains  de la solution "sans boucle".

Au contraire du projet des administrations, la boucle résout à la fois le problème de capacité de la gare de l'Aéroport, celui de la gare de Cornavin, et celui du tronçon critique de Châtelaine.

Non seulement il les résout pour les 8 dessertes horaires que permet aujourd'hui la gare de l'Aéroport, mais il ouvre en outre de larges perspectives pour une desserte de l'Aéroport par 20 à 30 trains par heure (voir la dernière illustration).

 

 

 

 

2016.07.20 Avec boucle 2fois 8 trains heure 2 sens.jpgCeci ne préjuge en rien du nombre de trains qui parcourront la boucle dans le sens horaire et de ceux qui la parcourront dans le sens contraire.

Cette image illustre la chose par un exemple: un train sur deux parcoure la boucle dans le sens horaire (en vert), l’autre en sens contraire (en rouge).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2016.07.20 Avec boucle 2fois 16 trains heure.jpgEnfin, bien entendu, aussitôt que la boucle est réalisée, le nombre de trains reliant Genève au reste de la Suisse peut dépasser la capacité actuelle d’accueil de la gare de l’Aéroport : le fait qu’elle fonctionne désormais en gare traversée permettra de recevoir à Genève deux à trois fois plus de trains arrivant du reste de la Suisse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La première étape des projets des administrations coûterait 1.652 milliard, dont 550 millions à la charge des Genevois. selon les administrations, cette première étape doit être suivie d'une étape "Raquette", coûtant 1,8 milliard et d'une troisième étape enfouissant deux voies supplémentaires à Cornavin. En regard, le projet Genève Route et Rail coûtera en tout et pour tout 730 millions, la contribution des Genevois restant nulle.

Les projets des administrations nécessiteraient des gigantesques chantiers en pleine ville, durant des décennies. Celui de Genève Route et Rail se réalise essentiellement en dehors du centre ville, en partie simultanément à l'élargissement de l'Autoroute.

Les projets des administrations ne résolvent pas le gravissime danger du transport à travers le centre Ville de matières dangereuses (le chlore, mais plus encore l'épichlorhydrine, et d'autres encore).

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Commentaires

Cela semble si évident!

Écrit par : hommelibre | 20/07/2016

Oui, évident, sauf pour les entreprises de construction. Moins cher = moins de pépettes pour elles.

Il me semble avoir vu passer un autre projet de boucle, mais tourné vers la France au lieu de vers la Suisse comme celui-ci. Vers la Suisse, mais quelle horreur!

Tenez bon! J'espère que votre projet sera adopté finalement, même si c'est moins évident.

Écrit par : Charles | 20/07/2016

Bonjour,

Il semble en effet que ce soit imparable. Mais pourquoi diable cette option n'est-elle pas retenue, à tout le moins analysée ? Ou l'a-t-elle été, et pour des raisons valables, aurait-elle été abandonnée ?

Avez-vous interpellé les ministres en charges des transports, tant cantonal que fédéral ? Notamment le cantonal qui est très accessible -et qu'il en soit ici remercié-. Moi, je l'aurais fait.

Le cas échéant, merci de nous fournir leur réponses...

Écrit par : JDJ | 27/07/2016

C’est presqu’un enchaînement tragique. La faute originelle a été commise en 2007 – 2008. Les administrations cantonale et fédérale et les CFF, conscients que la capacité du nœud ferroviaire de Genève sera très largement dépassée, ont adopté le principe de la construction de voies supplémentaires à Cornavin, de plain pied avec les voies existantes. Le coût de la première étape a été évalué à 790 millions, ces 790 millions sont inscrits dans la première étape d’aménagement du nouveau programme d’infrastructure FAIF. Ils n’ont pas examiné la solution de la boucle, que mon projet révèle beaucoup plus avantageuse.

Ce n’est que plus tard, en 2012, que ces décisions prises par les administrations ont été rendues publiques, et ont suscité la réaction des habitants des Grottes. Ceux-ci ont obtenu que le Grand Conseil vote, à l’unanimité moins une abstention, un article de loi demandant que l’Etat soutienne une variante qui prévoit l’enfouissement des voies supplémentaires à Cornavin, coûtant bien davantage. Le Conseil d’Etat avait lui-même annoncé son « soutien ferme et résolu » à l’initiative.

Lors du vote du Grand Conseil, en mars 2015, mon projet était déjà connu de l’administration, depuis mars 2013.

Le fait est que tous les députés ont voté pour une solution que mon projet rejette.

Les administrations n’entrent pas en matière parce qu’elles pensent qu’on pourrait leur reprocher de ne pas avoir vu la chose à temps, elles-mêmes. Les politiques, mal renseignés, ont embrassé une cause qui était préférable à celle qui leur était initialement présentée.

J’ai été entendu à trois reprises par Le Conseiller d’Etat en charge de ces questions, qui a chaque fois témoigné son intérêt pour mes propositions, dont il comprend je pense les tenants et les aboutissants techniques.

J’ai eu un échange de courrier avec l’OFT, qui a émis les critiques que vous trouvez avec mes réponses dans mes articles précédents. J’ai demandé d’avoir accès, sur la base de la Loi sur la Transparence à une étude qu’il prétend avoir mené, mais il tergiverse ; j’ai demandé à l’Office de médiation d’intervenir. Madame Leuthard a reçu une lettre d’un membre du comité Genève Route et Rail, c’est manifestement l’OFT qui a rédigé la réponse qu’elle a signée.

Écrit par : weibel | 27/07/2016

Merci bien pour votre réponse.

Je ne sais pas mais, soudainement, je me demande si tenter une ititiative cantonale ne serait pas de nature à faire décanter les choses, et à nous positionner, nous Genevois. Le titre pourrait être "Raccordement Genthod-Cointrin à réaliser impérativement en premier".

Je ne fais pas de politique, bien que j'y pense de plus en plus au vu de l'état de plusieurs choses dans notre canton et pays, mais si cette proposition tente un parti ou des personnes, je la leur offre. Moi je ne la garde qu'en réserve.

Écrit par : JDJ | 27/07/2016

Il y a bien plus urgent. Le Canton, la Ville, les CFF et la Confédération ont signé un accord qui prévoit pour le canton une dépense de 430 millions et pour la ville une dépense de 110 millions. Pour que cet accord entre en force, les parlements cantonal et communal doivent voter les crédits correspondants, d'ici la fin de l'année.
Si cet accord entre en force, c'est la première étape des projets des administrations qui passera à l'exécution, sans plus de recours possible: l'enfouissement de deux voies et d'un quai à Cornavin, pour 1,650 milliards, dont 550 millions à charge des Genevois.
Pour le cas oÛ le Grand Conseil et le Conseil municipal votent ce crédit, il ne reste que le recours au Referendum, qui demande la réunion de 7'500 signatures pour le canton, je crois 4'000 signatures pour la ville.
Alors, si le coeur vous en dit, et que le Grand conseil et le conseil municipal votent tous les deux mal, en acceptant tous les deux le crédit...

Écrit par : weibel | 27/07/2016

Oui, j'avais vu en effet, avec quelque douleur, moi qui ne suis pas du tout un partisan de l'agrandissement souterrain.

Mais il est vrai que c'est trop tard, pour mon idée d'initiative. Et de là à faire capoter le tout...

Voyons ça, mais vaut-ce encore la peine de se battre, cher M. Weibel ?

Écrit par : JDJ | 27/07/2016

Mon projet n'a de sens que s'il fait "capoter le tout", comme vous l'écrivez. Pour moins d'un milliard, il dispense de dépenser 1,65 milliard pour l'enfouissement d'une première paire de voies à Cornavin, il dispense de construire pour 1,8 milliard la "Raquette" et sa gare, il dispense de dépenser un milliard pour l'enfouissement ultérieur d'une seconde paire de voies à Cornavin. Il dispense d'avoir un chantier de 1,65 milliard en pleine ville, dans le quartier de Cornavin (1,6 milliard, c'est le coût du CEVA!).

Mon projet évite pour moins d'un milliard une dépense de 4,5 milliards.

Mon projet, qui coûte moins d'un milliard, n'a guère de sens s'il n'évite pas l'absurde dépense de 1,65 milliard, qui ne résout pas l'entier du problème de capacité du noeud de Genève.

Vous semblez penser que mon projet doit s'ajouter à l'enfouissement de deux voies à Cornavin, coûtant 1,65 milliard. Il n'en est rien: si mon projet se réalise, il dispense de cet enfouuissement. Mon projet rend inutile la dépense de 1,65 milliard pour l'enfouissement de deux voies à Cornavin.

Écrit par : weibel | 27/07/2016

Non, moi si j'étais aux commandes, ce serait :

- Accélération autant que possible de la construction du CEVA

- Construction d'une gare Genève-La Praille pour tous les trains français (TGV et autres), le tunnel de Châtelaine existant déjà mais n'étant utilisé que pour les marchandises. Ainsi, Cornavin serait dévolue à 100% au trafic Suisse, les gens devant prendre un train pour la France étant dans le CEVA (dont les trains viendront de Vevey et ou Romont/Lausanne), et les Genevois se rendant directement à La Praille plutôt qu'à Cornavin pour leur TGV

- Réalisation de la jonction Aéroport-Genthod (votre boucle)

- Et si dans le futur, il fallait quand même agrandir Cornavin (long terme, genre 30 ans), aggrandissement en surface. Tous les immeubles actuels du bas des Grottes seraient mis en projet de démolition, les nouveaux beaux délivrés uniquement à une année (sans augmentation de prix)

Voilà, vous savez tout... je suis tout ouie si vous souhaitez commenter.

Écrit par : JDJ | 29/07/2016

Ces problèmes sont si complexes, concernent tellement de gens, tellement de points de vue, politiques, sociaux, techniques, que toutes les idées devraient être examinées par l'administration, analysées, comparées, un peu comme le font les architectzes avec leurs concours. Or les administrations refusent cette démarche. Elles concoctent entre elles un projet, selon leurs voeux, leurs compétences, et veulent ensuite vendre ce projet tout ficelé à leurs autorités, puis aux citoyens. Et personne n'est satisfait.

C'est pourquoi je trouve que vos idées devraient être examinées, comme les miennes auraient dû l'être depuis belle lurette.

Vous m'excuserez de ne pas me pencher sur vos propositions. ce n'est pas qu'elles soient inintéressantes, mais la promotion de mon projet me prend déjà bien du temps.

Écrit par : weibel | 29/07/2016

Il est impressionnant et particulièrement décevant de constater que nos autorités, au lieu de remercier l'ingénieur R Weibel d'avoir conçu et de soumettre le seul projet proposé depuis de nombreuses années, qui résolve la plupart des problèmes de mobilité et qui adresse simultanément la route et le rail (au lieu de les faire traiter par des groupes séparés) tentent par tous les moyens de l'ignorer, de le faire présenter par un ingénieur fonctionnaire qui le déforme, le minimise et le discrédite.
Proposer, comme le font les autorités, d'investir des milliards dans une démarche non seulement inutile: la transformation de la Gare Cornavin qui ne résout pas le problème de capacité ferroviaire de Genève et qui conduirait à des années de chaos à cette gare, est contraire aux intérêts de Genève et des contribuables.

Il est urgent que les députés refusent cette pseudo-solution qui prétériterait encore plus nos finances et demandent que le réseau ferroviaire rive droite soit aménagé correctement selon GeReR suivant en cela les plans initiaux prévus lors de la prolongation du rail de Cornavin à Cointrin.

GeReR résout ce problème dans les limites financières déjà approuvées et constitue la solution à la capacité ferroviaire pour des dizaines d'années et avec un minimum de travaux sans nuisances pour la ville de Genève et sans dépenses pour le Canton.

Écrit par : Bobillier | 31/07/2016

Que peut-on faire pour aider à soutenir ce projet? Existe-t-il une petition en ligne? Un partie politique qui le soutient?

Écrit par : E. | 10/10/2016

Mon adresse de courriel: weibel.rodolphe@bluewin.ch
Une association a été créée, du nom de Genève Route et Rail. Son adresse de courriel: geneve-route-et-rail@bluewin.ch. C'est gratuit, et vous serez le bienvenu.
Grand Conseil et Conseil municipal ont tous deux votés il y a peu les crédits nécessaires à la mise en route de la premuière des trois étapes préconisées par les administrations. Jusqu'à ce double vote, notre projet, estimé à 730 millions, constituait une variante aux trois étapes des administrations. Elle garde encore un certain intérêt, puisqu'elle reste toujours nettement moins cher que les deux étapes restantes. Et puis, qui sait? peut-être que les citoyens suisses et genevois auront-ils encore une fois l'occasion de stopper la folie des administrations.
Le Grand Conseil et le Conseil municipal ont voté tous deux à l'unanimité des membres présents. Aucun parti politique n'a soutenu le projet.
Nous avons renoncé, par manque de temps et de moyens, à tenter un referendum. Reste possible une initiative. Mais le vote des Députés et des Conseillers municipaux a validé un accord liant Canton, Ville, Confédération et CFF. Ces derniers vont vigoureusement de l'avant avec les études, et la rupture de l'accord le serait aux dépends de ceux qui le dénonceraient.

Écrit par : weibel | 10/10/2016

Un principe règne dans le monde politique et administratif (pour autant que les deux soient dissociables dans ce genre d'affaires): ne jamais se dédire et ne jamais avouer une erreur, ni revenir en arrivée, ni s'excuser. Il faut paraître fort.

Écrit par : Mère-Grand | 10/10/2016

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