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01/02/2017

Traversée du Lac - Quel est le problème?

Pour agrandir les cartes, cliquer sur elles.

2017.01.05 Traversée Le projet GeReR.jpg2017.01.05 Traversée Le projet de l'Etat.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A gauche, le tracé de l'Etat, à droite ci-dessus le tracé de l'association "Genève Route et Rail".


Le tracé de l'Etat s'étend sur 14 kilomètres. Il est désormais entièrement souterrain, sauf, éventuellement pour traverser le lac en pont. Il traverse Chêne-Bourg et Thônex en plein centre de l'agglomération, en tunnel délicat. Les conditions géologqiues qu'il rencontre pour traverser le lac sont épouvantables. La Confédération reproche à ce tracé de parcourir une zone faiblement construite, de passer à travers une zone naturelle protégée (la Pointe à la Bise). Bien sûr, Genève peut bien affirmer que ce contournement est un projet cantonal, sur lequel de ce fait la Confédération n'a rien à dire, cette affirmation genevoise d'indépendance perd son crédit lorsque Genève avance l'hypothèse qu'il suffit de lancer le projet selon ses voeux pour obtenir de la Confédération qu'elle le rachète et l'intègre dans le réseau des routes nationales.

Mais pourquoi ce tracé ? Aucune idée! personne n'est en mesure d'avancer un quelconque argument. Ce tracé n'est certes pas impossible, mais faute de toute comparaison sérieuse, comment peut-on savoir qu'il n'en est pas de bien meilleurs?

Par exemple, le tracé de l'associaition "Genève Route et Rail" est plus court de 5 kilomètres (soit 30 % de moins). Il se réalise dans des conditions géographiques et géologiques beaucoup plus faciles, il traverse le lac à faible profondeur, il emprunte en approchant de la douane de Thônex-Vallard le tracé de la route de Malagnou puis celui de la route Blanche. La Confédération a examiné son schéma (ligne droite entre l'embouchure du Vengeron et la douane de Thônex-Vallard, avec jonctions partielles au Quai de Cologny et sur le plateau de Frontenex), et l'a jugé digne d'intérêt.

Le tracé GeReR se prête au chemin de fer, qui se raccorde en rive gauche au CEVA à proximité de la gare des Eaux-Vives. Celui de l'Etat amène le chemin de fer à la Pointe à la Bise, dans un désert ferroviaire.

Toutes ces questions, et bien d'autres encore, n'ont pas été examinées. La seule interrogation rendue publique porte sur le type de traversée du Lac: en pont ou en tunnel? c'est bien étrange. Pas de question sur l'économie générale du tracé, pas de question sur l'opportunité d'associer le rail à la route, pas de question sur les conditions de participation de la Confédération. Tout ça tient du mystère, aux yeux du profane.

 

 

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Commentaires

Sous le charme de votre mordache, je ne peux qu'applaudir une telle insistance malgré les preuves accablantes de magouilles inavouables dans les différents processus décisionnaires.
Vos combats pour le Gotthard et la "raquette" ont mis en évidence des vices de forme inacceptables de la part des diverses instances officielles qui devraient subir des décisions de justice, voire des plaintes pénales pour certains.
J'ai renoncé à participer à ce que je considère comme un cirque pas drôle. J'ai récemment subit l'incurie chronique du législateur avec une nouvelle loi sur les taxis qui mettra mon entreprise en faillite dès le 1er juillet de cette année.
Pour préserver mon intégrité j'ai choisi de ne plus consacrer d'énergie à un système politique déliquescent et moribond auquel nous participons malgré nous.
Bon vent Monsieur Weibel !

Écrit par : Pierre Jenni | 02/02/2017

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Je suis vraiment navré d'apprendre la fin d'une entreprise, je le suis particulièrement s'agissant de la vôtre. Bon vent à vous!

Merci de vos compliments. Je crois au fond que ce qui m'intéresse dans mon activité de retraité, c'est de chercher la rationalité dans ce domaine, la création d'infrastructures, qui s'y prête bien: les raisons objectives d'une décision d'infrastructure sont plus faciles à dégager que celles d'une décision portant sur le beau. C'est pourquoi je me permets d'affirmer que la décision d'un pont ou d'un tunnel pour traverser le lac me paraît moins intéressante, et donc moins pertinente, que celle du tracé général.

C'est je pense pour ça que je poursuis mes expériences: je n'ai pas vraiment besoin que mes propositions aboutissent, il me suffit dans une large mesure que je puisse les justifier rationellement. Ce sont mes arguments qui comptent à mes yeux. Si Genève, ou les Genevois, ou les CFF, ou l'OFT, ou l'OFROU, ne les entendent pas, je dis: tant pis pour eux. Je n'ai donc pas de raison de me décourager.

Écrit par : weibel | 02/02/2017

Votre réponse me donne de l'espoir. Le privilège de l'âge qui donne l'expérience et la sagesse de ne rien attendre pour entreprendre.
La question du pont versus tunnel m'apparait comme une distraction qui nous fait oublier l'essentiel.
Et nous savons déjà à quoi nous à mené cette distinction par le passé...
C'est aussi une source de réjouissance pour moi, car il y de fortes chances pour que le projet du CE ne passe pas le stade des études et des voeux pieux.
Mais ça coutera, à nouveau, une fortune aux contribuables pour ne servir qu'à remplir les archives de ce serpent de lac. Et quelques ingénieurs complaisants qui ne crachent pas dans la soupe.

Écrit par : Pierre Jenni | 02/02/2017

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Merci de nous proposer des cartes parfaitement lisibles en support de votre proposition, qui semble tellement logique. Je ne peux qu'admirer votre conviction et votre travail, d'un altruisme rare en nos latitudes.

Souvenirs de vieille genevoise, le sujet me rappelle l'état du bout du lac, à sec pour la construction du parking du Mont-Blanc à laquelle, salariée d'une banque quai des Bergues, j'assistais jour après jour. Assécher un bout du lac pour monter des étages de parking sous l'eau semblait aller de soi. Ce qui est le cas partout, en Chine ou ailleurs, sauf dans l'esprit hermétique au bien collectif, des élus de Genève.

Une électrice reconnaissante.

Pierre Jenni, désolée pour votre entreprise.

Écrit par : divergente | 02/02/2017

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Mille mercis pour vos compliments, qui me vont droit au coeur! Malgré ce que j'ai écrit dans ma réponse à Pierre Jenni, des messages comme les vôtres, ä Monsieur Jenni et à vous, me font bien sûr très plaisir. D'autant plus que les compliments des autorités et des adminitrations sont - comment dire?- rares.

Écrit par : weibel | 02/02/2017

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