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14/02/2017

Il faut le voir pour y croire


  1. Avec le CEVA, Genève et la Confédération, ensemble, ont décidé de miser sur le chemin de fer pour assurer l’avenir de la mobilité régionale.
  2. Parallèlement, Genève décide d’une traversée du Lac.
  3. Mais Genève refuse d’envisager que cette traversée du Lac serve aussi au chemin de fer. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : ce n’est pas après étude que Genève a décidé d’ignorer la possibilité de réaliser une traversée mixte, routière et ferroviaire : Genève a refusé, et refuse encore, de même envisager celà.

 

La seule question que se pose Genève ne porte pas sur l’efficacité fonctionnelle des infrastructures qu’elle veut réaliser, ni sur leurs impacts environnementaux, ni sur leurs impacts urbanistiques, ni sur leur acceptabilité par leurs voisins, ni sur les difficultés physiques et techniques, ni sur ce qu’elles coûtent, à elle, ou à la Confédération.

 

Non : Genève ne se pose qu’une question : sera-ce un pont ou un tunnel ?

 

Il est urgent de procéder à ces études, et cela en toute transparence. Toutes ces questions seront posées par les citoyens lorsqu’arrivera le moment de les convaincre.

 

Et puis, bien sûr, ce rappel: le coût du projet de l'Etat est évalué à 3 à 3,5 milliards, celui du projet GeReR, comprenant la traversée ferroviaire, à 3 à 3,5 milliards.

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Commentaires

Après nous avoir laissé entendre que le projet du CE n'était qu'une variante, comme le martèle Mme Hardyn dans son blog (http://nathaliehardyn.blog.tdg.ch/archive/2016/02/23/traversee-du-lac-pour-une-mobilite-plurielle-274302.html), nous découvrons avec plus ou moins de stupéfaction qu'il n'y a pas d'alternative au projet.

Lorsqu'on regarde votre plan, il saute aux yeux que les jonctions prévues par la variante du CE se trouvent au milieu de nulle part sans espoir de voir ces régions s'urbaniser à terme puisque nous avons déjà dépassé les normes prévues par la LAT et que seule une densification du tissu urbain existant est encore envisageable.

Mais ce n'est qu'un aspect de l'aberration du tracé proposé par les autorités. Dans les faits, il ne verra jamais le jour. Le crédit d'étude vient d'être refusé et si nos élus devaient persister, ils seront vite rafraîchis lorsque les recours pleuvront car ce tracé traverse des zone protégées et inconstructibles.

J'ai un peu le sentiment que le rejet de la traversée de la Rade n'était qu'une fronde anti-UDC qui reflète à merveille l'incurie et la médiocrité de notre classe politique et qui justifie de déficit grandissant de leur crédibilité.

Votre projet m'apparait comme la seule alternative viable sur laquelle devront inévitablement se pencher les décideurs ou, en dernier recours, le peuple las de ces bagarres politiciennes.

Quant à demander au souverain s'il veut un pont ou un tunnel, non seulement nous avons vu ce que ça a donné par le passé, mais surtout c'est vraiment nous prendre pour des cons.

Écrit par : Pierre Jenni | 15/02/2017

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Il est extrêmement surprenant et même choquant de voir notre administration et les politiques persister à ignorer la solution aux problèmes de la mobilité de Genève, qui leur a été présentée dès 2013 et qui, pour la première fois depuis de nombreuses années, offre la solution à tous les problèmes que l'administration essaie de résoudre par petits projets partiels indépendants: gare de Cornavin, future "raquette", traversée du lac, etc.. qui ne résultent qu'en dépenses démesurées, travaux prévus pour des disaines d'années et nuisances longues et touchant une grande partie de la population, le tout pas nécessaire.
Il est inconcevable que le projet "Genève Route et Rail" défendu par l'association du même nom n'ait même pas été étudiée et analysée par des experts compétents et indépendants, s'agissant de milliards de francs dont la part principale doit être financée par la Confédération et non par le Canton.
Le maire de Genève G Barrazone a bien compris que pour trouver la meilleure solution au problème de l'aménagement de la rade il fallait lancer un concours d'idées qui lui permettra, au final, de choisir la meilleure des solutions proposées (Tribune: L'Invité du 15 février 2017).

Pourquoi ne pas faire de même pour la traversée du lac et les autres problèmes pris isolément artificiellement? Un tel concours permettrait de générer des idées nouvelles en ouvrant et élargissant le débat qui, jusqu'ici, est limité aux plans imposés par l'administration. Un exemple parmi d'autres: le tracé de la traversée qu'elle veut imposer entre le Vengeron et la Pointe à la Bise sans argumentation logique, fonctionnelle, environnementale ou financière.
Et là l'enjeu est considérablement plus important que l'aménagement de la rade; il est donc d'autant plus important de se donner les moyens de pouvoir faire le meilleur choix. Un concours d'idées ne peut qu'augmenter la probabilité de trouver la meilleure solution.
Des concours sont toujours organisés pour des constructions publiques ou privées, pourquoi pas pour un projet cent fois plus important comme le traversée du lac?
P-A Bobillier

Écrit par : Bobillier | 15/02/2017

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