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25/05/2017

Il faut taper sur le clou, puisque l’administration persiste.

Au fond, c’est la « Raquette » prévue par l’Etat qui fait apparaître toute l’incohérence de ses projets :

  1. la gare en impasse de l’Aéroport ne peut accueillir plus de 8 trains par heure,
  2. sa capacité sera donc épuisée par les seuls trains de grande ligne, aucun train régional ne pourra y accéder,
  3. pour pallier ce grave inconvénient, l’Etat prévoit la « Raquette »,
  4. mais cette « Raquette » ne relierait pas en direct la gare de l’Aéroport à la rive droite lémanique !
  5. bien qu’elle coûterait plus de 2,0 milliards, elle ne remplirait donc pas la fonction pour laquelle elle est envisagée !

Amen !


L’administration a mis en consultation la 1ère mise à jour du Plan directeur cantonal 2030. Elle s’obstine à vouloir ignorer les avantages que présenterait le projet Genève Route et Rail pour la population genevoise, pour les contribuables genevois, pour les contribuables de la Suisse entière.

Pour agrandir les illustrations, cliquer sur elles.

2017.05.25 Schéma ferroviaire actuel.jpg

Il faut associer à cette carte ce schéma :

2016.08.08 Admin Trafic Genève Côte léma.jpg

La gare de l’Aéroport ne peut recevoir plus de 8 trains par heure. Ces 8 trains chargent tout le tronçon Bellevue - Aéroport de 8 trains par heure dans chaque sens, 16 en tout par heure.

 

Pour complètement résoudre, en une fois, l’engorgement de tout le tronçon compris entre Genthod-Bellevue et l’Aéroport, Aéroport compris, GeReR propose la boucle.

2017.05.25 Schéma ferroviaire Rive droite GeReR.jpg

 

2016.08.08 GeReR Trafic Genève Côte léma.jpg

 

Les 8 trains qui épuisent actuellement la capacité du nœud de Genève ne seront plus que 4 par sens et par heure, soit 8 trains en tout. La charge de tout le tronçon Bellevue – Aéroport est divisée par 2 ! Ceci entraîne 3 conséquences majeures :

  1. Une gare à Châtelaine est réalisable sans voie supplémentaire,
  2. la gare de Cornavin bénéficie d’une réserve de capacité de 8 trains par heure,
  3. la capacité de la gare de l’Aéroport est triplée, elle passe de 8 trains par heure à 24. La « Raquette » est totalement inutile.

 

Ces 3 conséquences techniques entraîneraient des conséquences financières considérables :

  1. La dépense de 1,65 milliard décidée d’un commun accord par la Confédération, le Canton et la Ville serait ramenée à 740 millions, la part du Canton à cette dépense serait ramenée à zéro, la part de la Ville ramenée à zéro,
  2. La dépense de 1,00 milliard prévue pour la seconde extension de capacité de Cornavin serait éludée,
  3. la dépense de plus de 2,00 milliards prévue pour la « Raquette » serait également éludée.

2017.05.25 Schéma ferroviaire Rive droite Etat.jpg

 

Je ne connais pas un ingénieur, pas un proche du monde ferroviaire, qui comprenne la proposition de l’administration cantonale.

 

La « Raquette » a pour objectif d’améliorer la desserte de l’Aéroport. Objectif raisonnable bien sûr, mais le moyen proposé pour l’atteindre est à l’évidence inadéquat. La gare de l’Aéroport ne peut pas accueillir plus de 8 trains par heure. Sa capacité est donc entièrement absorbée par les 8 trains de grande ligne venant de Lausanne. La « Raquette » permettrait de relier la rive gauche à l’Aéroport, mais pas l’agglomération urbaine de la rive droite du Léman, entre Nyon et Genève. Triste issue pour une dépense de plus de 2,0 milliards !

 

Une nouvelle source d’étonnement est apparue l’été passé : l’administration a fait savoir qu’à l’endroit où la « Raquette » se raccorde à la ligne de La Plaine, à la halte de Zimeysa, les trains ne passeraient pas de l’une des lignes à l’autre. http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Trams-telecabines.... Les voyageurs arrivant de La Plaine et souhaitant se rendre à Meyrin-Centre, où l’administration prévoit une halte sur la « Raquette », ou à l’Aéroport, seraient contraints à un transbordement. Il est pourtant notoire que les transbordements, qui créent des ruptures de charge, constituent l’un des obstacles majeurs à l’attractivité des transports collectifs.

 

Pour aller plus loin :

http://www.gerer.ch/

https://sites.google.com/site/geneverailroute/etude

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Commentaires

Cela paraît tellement évident et raisonnable. Trop beau pour être vrai sans doute pour ceux qui trop souvent nous mènent en bateau.

Écrit par : Edmond | 25/05/2017

Non, la question est simplement psychologique. Personne n'ose s'y coller parce que tout le monde a applaudit le plan des autorités genevoises.
Il faudrait trouver une député ou un conseiller d'Etat qui serait prêt à porter le projet et tout s'enchaînerait facilement et logiquement.
Et plus on tape sur le clou plus les coupables s'enfoncent et se cachent. Il faut inverser la tendance. Sortir de l'accusation et offrir un pied de biche pour sortir ce clou.

Écrit par : Pierre Jenni | 25/05/2017

Et il faut ajouter un aspect essentiel en plus du coût complètement déraisonnable des projets de l’administration: autour de Cornavin, la formidable complexité des travaux en pleine ville, nécessitant en première étape des chantiers durant plus de 6 ans, puis d’autres encore lors de la seconde étape, et à l’Aéroport, sous la gare actuelle, là aussi dans un environnement déjà très densément construit. Le projet GeReR au contraire ne nécessite aucuns travaux au centre de la Ville, aucuns travaux à proximité immédiate de l’Aérogare, se réalise pour la plus grande part dans des aires déjà réservées aux infrastructures de transport, le long de la piste de Cointrin.
Comment l’administration peut-elle, ose-t-elle, nous infliger de telles "punitions”?

Écrit par : Bobillier | 25/05/2017

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