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19/06/2017

L’Etat a déjà condamné la boucle ferroviaire de l’Aéroport.

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2016.03.04 Boucle Aér. côte à côte GeReR & Etat.jpg

En 2018, dans une année, commenceront les travaux d’élargissement de deux à trois voies par sens de circulation du tronçon autoroutier compris entre l’aéroport et le Vengeron. Ce chantier nécessite de démolir et de remplacer 4 ponts, de revoir de fond en comble la jonction du Grand-Saconnex, et traverse la halle 6 de Palexpo.

Le projet Genève Route et Rail propose une boucle ferroviaire que réaliserait le prolongement de l’antenne ferroviaire de l’aéroport jusqu’à ce qu’elle rejoigne la ligne de Lausanne peu avant la halte de Genthod-Bellevue. Ce nouveau tronçon ferroviaire longerait donc l’autoroute sur le tronçon à élargir.

L’Etat n’aura rien fait pour réserver ce tracé ferroviaire. Autant dire qu’il a ainsi condamné ce projet de boucle ferroviaire, parce qu’il tient mordicus à son absurde « raquette ». Cui bono? à qui la "Raquette" profitera-t-elle? Je fais parvenir une bouteille de Dézaley à ceux qui pourraient me fournir une réponse raisonnable !

Quelle différence y a-t-il entre démocratie et dictature ? En dictature, le pouvoir s’adresse à ses administrés en leur intimant « ferme-là ! », en démocratie, le pouvoir susurre « cause toujours !». Genève est donc bien une démocratie.

En Suisse, et à Genève, la démocratie est assez directe, grâce notamment aux droits de referendum et d’initiative. C’est le dernier recours que je peux imaginer contre le refus de l’Etat de Genève de ne serait-ce qu’examiner le projet Genève Route et Rail, de le mettre en parallèle avec ses propres projets, et d’informer les citoyens du résultat de cette analyse.

Pour aller plus loin :

http://www.gerer.ch/

https://sites.google.com/site/geneverailroute/etude

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Commentaires

" ... à qui la "Raquette" profitera-t-elle ? "

Ni à Federer, ni à Wawrinka !

Elle profitera avant tout aux entreprises de génie civil, majoritairement en mains françaises : Bouygues, Vinci, etc.

Les sociétés de BTP Losinger et Colas sont détenues par Bouygues, "SIF Groutbor" est détenue par Vinci ...

On remettra le couvert aux mêmes sociétés qui ont remporté le pactole avec le CEVA, celles mentionnées ci-dessus ... Pourquoi se gêner après tout ?

Meilleur motard que tennisman, Luc Barthassat préfère chevaucher les Harley-Davidson plutôt que de manier la raquette, fût-elle ferroviaire. Pour le pilotage de ce projet, il s'en est entièrement remis aux technocrates de son département. Dépourvus de toute légitimité démocratique et de surcroît hors sol, ceux-ci sont pourtant les véritables concepteurs de cette "usine à gaz". Quant au Grand Conseil, empêtré dans d'interminables débats dogmatiques, lui qui est pourtant censé voter les lois et accorder les crédits, il s'est comporté en simple chambre d'enregistrement dans cette affaire.

Nous avons donc dans toute cette histoire l'exemple parfait de ce qu'on appelle la verticalisation du business : de la conception à la réalisation, cela restera une affaire franco-française. A un détail près quand même, dans ce "charmant pays" qu'est la Suisse, Genève et la Confédération paieront l'addition Celle-ci promet d'ores et déjà d'être salée ...

Elle est pas belle la vie à Genève ?

Écrit par : Contribuable genevois | 19/06/2017

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