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03/07/2017

Faut-il que les administrations craignent !

Le point de départ: 
2017.07.03  Schéma Aujourd'hui Autoroute et Rail ensembles.jpg

Pour agarndir l'illustration, cliquez sur elle.

L'Etat veut compléter ce réseau. Il propose ceci:

2017.07.03  Schéma Etat Autoroute et Rail ensembles.jpg

Il faudrait dépenser pour réaliser ces projets 8 milliards.

GeReR propose cela:

2017.07.03  Schéma GeReR Autoroute et Rail ensembles.jpg

Il faudra dépenser pour réaliser ce projet-ci 4 milliards seulement, la moitié de ce que coûteraient les projets de l'Etat. Il présente pourtant quelques avantages supplémentaires:

1. Il offre une traversée ferroviaire du Lac, qui améliorera notablement l'attrait du ferroviaire pour les voyages entre la rive gauche et la rive droite, et de ce fait l'efficacité des transports collectifs,

2. il offre par l'aéroport un passage évitant le centre densément habité de Cornavin/Saint-Jean aux convois ferroviaires transportant des marchandises dangereuses,

3. il évite les dantesques chantiers au centre de la ville (à eux seuls, 2,65 milliards!).

 

Mais tout ça n'a pas d'importance pour nos administrations. Selon elles, GeReR crée deux invonvénients gravissimes:

a) deux directs sur quatre par heure parcourront la boucle dans le sens des aiguilles de la montre, ce qui rallongera leur temps de parcours de Cornavin à Lausanne de 10 à 15 minutes. Par symétrie, deux parcours directs entre Aéroport et Lausanne seront réduits du même temps à peu près. Mais les administrations jugent tout de même inacceptable le procédé, pour la raison, expliquent-elles, qu'il y a davantage de voyageurs entre Cornavin et Lausanne qu'entre Aéroport et Lausanne.

b) les quatres directs par heure ne quitteront pas Genève à la cadence de 15 minutes, mais, deux par deux, chaque demi-heure. Cet inconvénient est le tribu qu'il faut payer pour respecter le système cadencé suisse; il était basé à son origine sur une cadence aux heures pleines, le développement du trafic l'a fait évoluer à une cadence de 30 minutes.

 

Voici donc ces deux gravissimes inconvénients avancés par les administrations pour refuser d'examiner convenablement le projet GeReR.

Elles savent bien sûr qu'il est parfaitement illogique de rejeter un projet en avançant deux ou trois inconvénients. Le bon sens le plus élémentaire impose d'établir ausi bien les avantages que les inconvéneients de chaque projet, pour les mettre en balance.

Faut-il que la peur de perdre leur pouvoir soit vive pour qu'elles refusent de faire ce qu'elles savent être de leur devoir de faire!

 

 

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Commentaires

Qu'attendent ces braves gens pour considérer , non seulement les petits défauts, mais plutôt les grands avantages de GeReR?
Si GeReR était mis en oeuvre, le nombre de voyageurs vers Cointrin embarquant ou transitant à Cornavin devrait croître.
Une gare trop profonde, comme on la prévoit à Cornavin est un cauchemar en terme de sécurité et de confort, à mon avis.
Oserait-on émettre l'hypothèse que nos élus briguent encore une fois le trophée de la mère des Genferei?
Monsieur Barthassat sait-il de quoi vous parlez?

Écrit par : nEmo | 03/07/2017

Oui, Monsieur Barthassat nous a courtoisement invités à plusieurs reprises.

Les administrations emploient des hommes de métier, et si elles ne disposent pas des compétences nécessaires en leur sein, elles mandatent des conseillers extérieurs. C'est ainsi dans toutes les administrations. Pour des problèmes de mobilité, ce sont les ingénieurs civils qui sont probablement ceux qui ont reçu la formation professionnelle la plus adéquate.

Monsieur Barthassat leur fait sans doute confiance, comment ferait-il autrement? Et ici, dans ce cas de Genève, elles sont nombreuses à s'être "mouillées". Commençons par la Confédération: l'Office fédéral des transports, l'Office fédéral des routes, l'Office fédéral du développement territorial (j'ai eu des échanges de correspondance concernant Genève avec ces trois administrations),
il y a bien sûr la Direction générale des Transports du canton, l'administration de la Ville s'est sans doute également penchée sur ces questions, et enfin, les CFF, dont le rôle est très ambigu: tout le monde en attend un service de conseil compétent, mais sans se rendre compte que les CFF ne défendent pas forcément l'intérêt public, ils défendent d'abord le leur.

Ce sont je pense ces acteurs qui bloquent tout, parce que ce sont eux qui se sont mis d'accord tous ensemble pour les solutions dont je conteste la pertinence.

Écrit par : weibej | 03/07/2017

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