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30/07/2017

Un pont ou un tunnel, un péage ou pas, une PPP ou pas? Et si l'Etat se posait la bonne question!

2017.07.03  Schéma GeReR Rail Traversée dessinée.jpg

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La traversée ferroviaire du Lac coûtera 1.0 milliard si elle se réalise simultanément avec la traversée routière.

Comme tous mes lecteurs le savent, la boucle de l’aéroport, avec ses raccordements à la ligne de Lausanne et à celle de La Plaine, coûtera 740 millions.

Le projet ferroviaire de GeReR - Genève Route et Rail coûtera donc dans son entier, y compris une traversée ferroviaire du Lac, 1,74 milliard.

2017.07.03  Schéma Etat Rail.jpg

 

Que propose l’Etat ? une 1ère extension de capacité de Cornavin, pour 1,65 milliard, une seconde, pour 1,0 milliard, et la « raquette », pour plus de 2,0 milliards. Au total 4.65 milliards.

L’Etat de Genève compte dépenser, ou faire dépenser à la Confédération, 4,65 milliards, alors que 1,74 milliard suffirait.

 

Et cela pour obtenir un résultat bien moindre :

1.       Les avantages de la boucle de l’aéroport :

1.1     elle offre pour les trains chargés de marchandises dangereuses un trajet hors du centre habité,

1.2     elle se réalise sans les dantesques chantiers en plein centre habité de la ville (près de 3 milliards !),

1.3     en déchargeant de moitié le trafic de tout le parcours Genthod – Cornavin – Châtelaine – Aéroport, elle permet la réalisation facile d’une halte à Châtelaine,

1.4     elle peut se réaliser d’ici 2030, alors qu’en 2030, l’Etat n’aura réalisé que la 1ère extension de Cornavin, laissant la gare de l’aéroport dans son état actuel, très insuffisant, incapable de recevoir ne serait-ce qu’un train du CEVA par heure !

 

2.       Les avantages de la traversée ferroviaire du lac :  

2.1     elle crée une boucle. Pour les raisons analogues à celles avancées pour la boucle de l’aéroport, elle réduit de moitié le trafic de tout le parcours Genthod – Cornavin – Lancy-Pont Rouge – Carouge – Champel – Eaux-Vives ; ou à l’inverse, elle permet de doubler la fréquence de desserte sans charger davantage  ce tronçon. Elle contribue ainsi très efficacement au report sur le rail du trafic entre la rive droite et la rive gauche,

2.2     elle rend le trajet ferroviaire entre d’une part Nyon, Coppet, Versoix, les haltes intermédiaires en rive droite et d’autre part Annemasse, les Chênes, les Eaux-vives, Champel plus rapide d’une quinzaine de minutes que celui faisant le détour par Cornavin. Elle contribue ainsi aussi très efficacement au report sur le rail du trafic entre la rive droite et la rive gauche,

2.3     elle rend possible une desserte très directe de l’aéroport depuis la Haute-Savoie.

 

Ah oui, j’oubliais ! il est question ces temps-ci de réaliser une traversée autoroutière du Lac ! Ne serait-il pas opportun d’étudier une réalisation simultanément ferroviaire et routière plutôt que de s’interroger sur la forme de la traversée, en pont ou en tunnel, sur le système de financement, par péage ou non, par PPP ou non?

2017.07.03  Schéma GeReR Autoroute et Rail ensembles.jpg

Pour en savoir davanatge: www.gerer.ch

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Commentaires

C'est la première fois qu'une vraie vision à long terme est proposée, une solution globale évidente au problèmes de la mobilité ferroviaire et routière pour Genève: Genève Route et Rail (gerer.ch). Elle est réalisable rapidement, facilement, sans chantiers gigantesques avec les nuisances y relatives et pour un coût total considérablement inférieur aux pseudo-solutions proposées par l'administration qui n'offriraient, d'ailleurs, que des solutions partielles insuffisantes même au-delà de 2030. L'administration traite le rail et la route séparément et sans coordination ce qui conduit naturellement à des gaspillages évidents et des solutions problématiques. GeReR solutionne tous les problèmes d'une manière pérenne bien au-delà de 2030.
En plus elle est logique: prolonger le rail de Cointrin vers Lausanne désenclave la gare de l'aéroport et réalise enfin ce qui avait été planifié lors de sa construction.
Comment l'administration ne peut-elle pas comprendre cela?

Écrit par : Bobillier | 31/07/2017

"Comment l'administration ne peut-elle pas comprendre cela?"
Que vous ayez raison ou non sur les avantages de la solution que vous préconisez - et j'ai tendance à croire que vous avez effectivement raison - la bonne question n'est pas celle-là. Elle serait plutôt du genre "Quels intérêts, personnels ou généraux, empêchent qu'elle soit rejetée?"

Écrit par : Mère-Grand | 31/07/2017

Mère-Grand, j'espère que vous vouliez écrire "quels intérêts, personnels ou généraux, font qu'elle est rejetée?", ou bien " empêchent qu'elle soit examinée?".

Les avis sont nombreux, divergents. Vous avez évoqué lors de ma précédente note la peur de perdre la face, je pense que c'est un facteur, important.

Écrit par : weibel | 31/07/2017

Une observation, malgré tout, à la décharge de ceux qui ont peur de perdre la face: la vox populi reflète souvent des sentiments très primitifs, qui la conduisent à admirer celui qui s'obstine dans l'erreur plus que celui qui admet s'être trompé. Cela se vérifie malheureusement très souvent en politique où les "gagnants" et les "battants" (d'autres expressions idiotes peuvent être ajoutées) jouissent de plus de prestige que ceux qui réfléchissent et sont prêts à revenir sur des décisions erronées.

Écrit par : Mère-Grand | 31/07/2017

L'abcès risque bien de crever avant l'automne 2018.
Luc Barthassat en fera inévitablement les frais et il ne faudra pas compter sur le collège pour lui tendre la main.

Écrit par : Pierre Jenni | 01/08/2017

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