26/04/2018

REFERENDUM

Si le Grand Conseil décide un crédit pour étudier la traversée du Lac sans exiger que ce crédit serve exclusivement à la recherche d’un bon tracé, il faudra que les citoyens le contestent. Le tracé retenu jusqu’ici par l’administration est basé sur une étude de faisabilité datant de 2011, qui a montré que ce tracé est faisable. Mais est-il intelligent, est-il le meilleur? Aucune étude ne le montre ; au contraire, ses défauts sont déjà patents : il coûterait très cher, passerait par des zones géologiquement très difficiles, traverserait des réserves naturelles précieuses, bouleverserait la campagne, les poids lourds (les transports publics ?) y seraient d’après Monsieur Traversée du Lac interdits! Bref c’est un très mauvais tracé, faisable, oui, mais très mauvais.

 

La démarche à adopter pour l’étude qui reste à faire avant toute autre, je l’ai décrite ici il y a quelques semaines : http://mobilite.blog.tdg.ch/archive/2018/03/12/a-la-point...

 

Sans garantie sur ce point, essentiel, un referendum sera indispensable.

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Commentaires

Lors du débat décisif des 11 candidats en lice pour le CE à l'Alhambra, nous avons entendu plusieurs plaidoyers en faveur du développement ferroviaire. Et pourtant pas un n'a évoqué le bouclement du CEVA par une traversée du lac par le rail.
L'autre aberration consiste à insister sur le projet du CE de traversée du lac en promettant la participation ultérieure de la Confédération si le tracé peut être intégré dans les routes nationales. Or, le projet en question exclu les poids lourds et les transports publics. De qui se moque-t-on ?
La baffe sera retentissante. Malheureusement Barthassat and Co ne seront plus là pour l'encaisser.

Écrit par : Pierre Jenni | 26/04/2018

Je l'ai déjà observé plusieurs fois. Ma proposition de traversée mixte du lac, routière et ferroviaire, embarrasse les tenants des transports collectifs. Elle les embarrasse parce qu'elle rend bien plus plausible la traversée routière, qu'ils ne souhaitent pas. Cet embarras est compréhensible.

En revanche, la course complètement aveugle de ceux qui souhaitent la traversée autoroutière selon le projet de l'Etat m'est incompréhensible: qu'ils ne se rendent pas compte des massifs inconvénients financiers et techniques de la solution que l'Etat propose, je peux le mettre sur le compte de leur ignorance. Mais comment peuvent-ils ignorer l'appui que leur apporteraient tous ceux qui refusent la triste bagarre de la route contre le rail ? c'est dans le vivier des gens de bon sens qu'ils trouveront le nombre de citoyens suffisant pour l'emporter.

Écrit par : weibel | 26/04/2018

Lors du débat public du 7 mars dernier à Meinier, organisé par le collectif citoyens "Les Changeurs", l'intervention du Professeur honoraire M. Walter Wildi, géologue chevronné, fut très remarquée. Ce fut un réquisitoire implacable contre ce tracé. Un réquisitoire sans appel !

Parmi les intervenants officiels sur le podium, un seul favorable au projet, et pour cause puisqu'il représentait le DETA, M. Jérôme Gasser, Monsieur Traversée, envoyé au casse-pipe par son chef, tenta tant bien que mal de limiter la casse.

L'absence de M. Luc Barthassat lors de ce débat fut très remarquée. Sans doute était-il occupé à d'autres occupations pré-électorales plus porteuses ?

Dans sa présentation, le Professeur Wildi a expliqué clairement les raisons pour lesquelles le forage des galeries au moyen d'un tunnelier était impossible du fait de la géologie particulière du terrain. Or c'est sur ce concept de forage qu'est basé le projet de même que son évaluation financière ...

Dans ses conclusions, le Professeur Wildi souligne entre autres :
- "... l'incertitude technique concernant la faisabilité du projet dans ces sédiments fortement mobiles ..." [ les sédiments de retrait glaciaires et les sédiments lacustres postglaciaires].
Il a souligné également que :
- "L’estimation du coût de construction était extrêmement difficile, voire hasardeuse".
Il a ajouté que :
" La plus grande surprise géologique du projet de traversée serait ne n’avoir aucune surprise !"

Les planches de la présentation du Professeur Wildi (7 mars 2018) peuvent être consultées ici :

http://www.gerer.ch/la-traversee-du-lac/lesaspectsgeologiques/

Il faut relever également que si le peuple genevois a accepté d'inscrire le principe d'une traversée du Lac dans la Constitution, on tente de lui imposer aujourd'hui un tracé sur lequel il n'a jamais été consulté !

Dans ces conditions, on ne voit pas pourquoi la Commission des travaux du GC s'obstine en acceptant de tripler le montant du crédit d'études en faveur de ce tracé pour le porter à 24.6 millions, sauf à vouloir sauver la peau du soldat Barthassat ? Ce que personne n'imagine bien évidemment ...

https://www.tdg.ch/geneve/La-traversee-du-lac-est-en-passe-de-recevoir-24-millions/story/14725393

Écrit par : Matthey | 26/04/2018

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