Le blog de Rodolphe Weibel - Page 5

  • DOMAINE PUBLIC s'étonne

    Monsieur Jean-Daniel Delley, pilier de Domaine public, « s’étonne du désintérêt manifesté par les instances cantonales et fédérales alors même que sont en jeu des investissements importants, des chantiers qui vont perturber la ville durant des décennies et des décisions qui marqueront pour longtemps la mobilité dans la République ».

    A lire ici. https://www.domainepublic.ch/articles/34640

  • Tentative d'enfumage

    2018.12.17 Projet CFF Montbrillant Redessiné 4 voies.jpg

    On tente d’enfumer mon message. On répand l’idée qu’il serait inopportun de se battre aujourd’hui contre la 1ère extension souterraine de Cornavin, tout en assurant partager en tous points mes réflexions, et mes conclusions.

     

    En substance, voici l’argumentation :

    Une telle action, batailler contre la 1ère extension, serait de nature à froisser les autorités, les députés et conseillers municipaux de la Ville de Genève qui ont votés en septembre 2016, les administrations cantonale et fédérale qui les ont mal informés. Il vaudrait mieux laisser aller les choses, pour qu’elles se heurtent d’elles-mêmes à la réalité.

     

    La mienne :

    Je maintiens. Il faut tout faire maintenant pour éviter le désastre. Et l’argumentation la plus porteuse doit être avancée maintenant, parce qu’elle porte sur l’absurdité du fractionnement en deux étapes de l’enfouissement des deux quais et 4 voies à Cornavin :

    1. le fractionnement coûte 600 millions à la collectivité. Les 4 voies et deux quais souterrains nécessaires, s’il sont réalisés simultanément, ont été évalués à 2,1 milliards. Réalisées séparément, les deux étapes successives coûtent ensemble 2,7 milliards,
    2. le fractionnement doublera le temps d’exécution des ouvrages. Plutôt que de bouleverser tout Montrbrillant et le bas de la Servette pendant 6 ans, les chantiers le feront pendant 12 ans, avec quelques années d’interruption entre les deux étapes,
    3. cet aspect, l’absurdité du fractionnement des chantiers à Cornavin, est concret, parfaitement compréhensible aujourd’hui. Au contraire, laisser venir, argumenter sur l’absurdité de la seule seconde étape, n’a pas du tout le même potentiel mobilisateur. Les gens ne pourront même pas y croire: Comment dites-vous ? il y aura une deuxième extension souterraine de Cornavin ? dont le chantier commencera dans quelques années ? mais vous êtes fous, jamais personne ne pourrait imaginer faire une bêtise pareille !
       

    Il faut dénoncer haut et fort, aujourd’hui, le fait que deux extensions souterraines successives sont prévues, parce qu’indispensables, à Cornavin, défonçant chacune d’elles jusqu’à 20 mètres en-dessous du niveau des voies actuelles, sur plus de 400 mètres de longueur, tout le long des quais actuels, pendant 6 années chacune, rue et place de Montbrillant et bas de la Servette.

    Ne pas le faire, c’est perdre l’argument le plus efficace pour que la machinerie engagée par les autorités et les administrations, machinerie composée d’une 1ère extension souterraine de Cornavin, puis d’une seconde, suivie d’une raquette, soit stoppée aujourd’hui, afin que la solution de la boucle de l’aéroport puisse aussi tôt que possible être mise en œuvre, parce qu’elle est nécessaire aujourd’hui.

     

  • Un sursaut de fierté à Genève pour effacer une honteuse défaite

    Procès-verbal du Grand Conseil des 22 et 23 septembre 2016. http://ge.ch/grandconseil/memorial/seances/010307/39/

    Venons-en au dernier objet, la P-1977-A. Cette pétition a été lancée par l'association «Genève Route et Rail» et demande qu'un projet alternatif soit étudié en lieu et place du projet qui nous est présenté dans le PL 11912. Ce projet est séduisant; il propose de construire une liaison entre l'aéroport et Genthod qui permettrait une circularité du trafic ferroviaire. Des trains partiraient de Genthod, soit en direction de l'aéroport, soit en direction de Cornavin, et chacun d'eux ferait la boucle en sens opposé et de manière alternée dans le temps. Ce projet est séduisant car, selon les estimations de ses porteurs, il coûterait 730 millions, ce qui fait que ce serait la Confédération qui paierait tout; il permettrait d'éviter le chantier de Cornavin en plein centre-ville et pourrait être réalisé en une seule étape. Mais alors pourquoi ne pas l'avoir étudié ? Eh bien parce que, pour diverses raisons - vous pouvez lire le rapport pour en connaître les détails - ce projet est ce que les CFF et l'Office fédéral des transports qualifient comme étant encore au stade d'ébauche. Il nécessiterait des études complémentaires pour que les coûts soient mieux évalués qu'ils ne le sont dans la proposition faite aujourd'hui par l'association, car les coûts dont font état ses projections sont sous-estimés: on estime qu'ils sont environ 50% inférieurs à ce que coûterait ce projet en réalité. Les CFF ont besoin d'une gare terminale à l'aéroport qui permette de nettoyer et ravitailler les trains ainsi que de compenser des retards, et surtout qui permette de tenir les horaires imposés par le système d'horaire suisse des CFF. Mais surtout, surtout, même si la commission avait retenu ce projet alternatif proposé maintenant à la commission des travaux, ce n'est pas celui que les CFF et l'Office fédéral des transports choisiraient. Cela signifie que, si la commission ou si ce parlement ne votait pas le projet porté par le canton, par le département et par tous les participants à cette table ronde et à tout ce travail sur la gare et sur le futur chantier, ce n'est pas ce projet alternatif qui serait choisi. (Rapport de la Commission des travaux).

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