Le blog de Rodolphe Weibel

  • 12 années de fuite en avant

    2019.01.19 Cartes Daniel côteàcôte.jpg

    Vers 2009, pour augmenter la capacité du nœud ferroviaire de Genève, autorités et administrations en charge des transports ont décidé deux quais et 4 voies supplémentaires le long de la voie 8 actuelle de la gare de Cornavin, mordant férocement dans le quartier des Grottes. Le 18 décembre 2009, les gens des Grottes ont demandé par pétition à être informés.

    Vers 2011, elles, les autorités et administrations en charge des transports, ont décidé de fractionner en deux phases les deux quais et 4 voies. (Message FAIF, 18 janvier 2012, FF, page 1467).

    En juillet 2013, elles ont décidé d’enfouir en souterrain deux quais et 4 voies le long de la voie 8 actuelle, à une vingtaine de mètres sous la voie 8, en une seule phase.

    En décembre 2014, elles ont décidé d’étudier le fractionnement dans le temps en deux phases de deux voies et un quai souterrains chacune.

    En décembre 2015, elles ont décidé ce fractionnement, étendant les travaux en deux gigantesques chantiers d’environ un milliard chacun, durant plus de 5 ans chacun, se succédant à quelques années d’intervalle, au même endroit, le long de l’actuelle voie 8, Remarquons que l’autre solution, celle de la boucle, avait été rendue publique et transmise aux autorités et administrations en janvier 2014 déjà (Domaine public, Genève, 6 janvier 2014). Elles n’en ont tenu aucun compte.

    En décembre 2020, 5 ans plus tard, prenant conscience de leur aveuglement, qui dresserait à cette perspective contre leur projet habitants et commerçants de ces quartiers centraux, voyageurs, et plus généralement tous les Genevois, elles toujours, les autorités et administrations en charge des transports, ont annoncé vouloir réétudier l’affaire.

    Aujourd’hui, fin 2021, depuis bientôt un an, elles sont muettes. Après 12 années de fuite en avant, l’impasse.

     

    Faisant preuve de force de caractère, étudieraient-elles, les autorités et administrations en charge des transports, la solution de la boucle de l’aéroport?

    2021.01.18 Mémoire techniqueAmendé 6 mars 2021.pdf

  • « Se préparer aux pénuries d'électricité »

    « Cela signifie par exemple que les usines pourraient produire moins, que les autorités publiques et les prestataires tels que les banques devraient réduire leurs services, ou que les moyens de transport fonctionnant à l'électricité ne pourraient se déplacer que de manière limitée

    Monsieur Parmelin, Président de la Confédération, SU ats du 18 octobre 2021

    Il n’est pas forcément nécessaire que les moyens de transport fonctionnant à l'électricité ne pourraient se déplacer que de manière limitée pour qu’elles économisent fortement leur consommation d’énergie. Il suffit d’un peu d’intelligence, et, surtout, de la bonne foi.

    A Genève, dès les années 1980 a été envisagée une boucle ferroviaire réalisée en prolongeant la ligne desservant l’aéroport jusqu’à rejoindre la ligne de Lausanne à Genthod-Bellevue. Grâce à cette boucle, tous les trains visitant l’aéroport depuis la Côte vaudoise économiseraient 6 kilomètres en parcourant la boucle plutôt qu’en effectuant l’aller et retour du trajet Cornavin – Aéroport.  La boucle permettrait d’économiser environ 350'000 kilomètres par an.

    L’ignorance en matière de technique ferroviaire de la plupart des politiques les excuse de faire confiance aux spécialistes de leurs administrations. La mauvaise foi de ces derniers est en revanche inexcusable, allant jusqu’au mensonge. Par exemple en prétendant avoir réalisé une étude prouvant un coût d’ouvrage plusieurs fois plus élevé qu’avancé par ses adversaires, avant de devoir piteusement avouer ne pas trouver trace de cette étude.

    L’intégrité des administrations doit être absolue. Celle des administrations en charge de l’extension de capacité du nœud ferroviaire de Genève, à Berne et à Genève, ne l’a pas été.

    Ce très regrettable comportement de quelques-uns, en charge de l’extension de capacité du nœud ferroviaire de Genève, entache l’image de l’Etat tout entier.

    Ceci encore : contrairement à ce que soutiennent certains politiques, il est des fautes de l’administration qui sont si lourdes de conséquences – ici, une conception ignorant l’économie de 350'000 kilomètres de circulation de trains par an, celle de plusieurs milliards de francs, jetés par les fenêtres, celle de chantiers dégageant plus d’un million de tonnes de CO2, d’une conception compromettant pendant deux  décennies le bien-vivre de tout le centre névralgique de la ville de Genève - doivent être corrigées, même si elles ont été avalisées démocratiquement. Cela l’est d’autant plus lorsque l’administration a obtenu l’aval des politiques en mentant.

    Pour finir, il convient de relever que rien ne s’oppose à ce qu’une décision prise démocratiquement soit par la suite renversée tout aussi démocratiquement.

    La solution des administrations et des autorités (agrandir la gare de Cornavin) a pris tellement de retard qu’il est aujourd’hui parfaitement possible de revenir à la raison, d’étudier la boucle de l’aéroport, et de l’adopter si l’étude conclut à sa supériorité.

    Parfaitement démocratiquement.

    2021.01.18 Mémoire techniqueAmendé 6 mars 2021.pdf

  • Le TCS Genève se rallie à la boucle

    Le TCS Genève vient de publier son rapport annuel 2020. On y trouve en tête du chapitre consacré aux travaux de la Commission « Mobilités » le paragraphe suivant :

    La commission « Mobilités » a également procédé à des auditions et analysé certaines motions et des projets de loi, avec toujours comme objectif l’amélioration de la situation actuelle. Parmi les plus importants : le crédit d’étude pour la prolongation des voies CFF de l’Aéroport en direction de Lausanne (dite « la boucle »), l’encouragement de la mobilité piétonne par la régulation des feux de circulation et une motion pour une zone de verdure à la place Dorcière.

    Lentement encore, mais de plus en plus sûrement, la raison l’emporte.