• Très peu de Genevois le savent

     

    2019.03.06 Carte Daniel mélange GeReR &Etat.jpg

    Les deux solutions sont fonctionnellement à peu près équivalentes. La solution de la boucle de l'aéroport est évaluée à 1,1 milliards. La solution "officielle" est évaluée à 5 milliards. La solution de la boucle peut être réalisée d'ici 2030, l'officielle pas avant 2045. En 2030, la solution officielle ne comprend que Cornavin 2, pour un coût de 1,65 milliards, dont 0,55 à charge de Genève; elle n'améliore que très modestement la capacité du noeud ferroviaire de Genève.

    Très peu de Genevois le savent : depuis le  9 février 2014, la Confédération prend en principe à sa charge l’entier des coûts d’extension et d’aménagement de tout le réseau ferroviaire helvétique. En principe.

    Très peu de Genevois le savent : leurs autorités et leurs administrations en charge des transports ont commencé par décider, d’entente avec l’administration fédérale et les CFF mais sans consulter les Genevois, que l’extension de capacité ferroviaire de Cornavin serait réalisée en surface. Ensuite, les citoyens ont exigé que cette extension soit souterraine, suivis par leurs autorités. La Confédération  s’est pliée à cette exigence, pour autant que Genève prenne à sa charge le surcoût de la solution souterraine : 550 millions sur 1,65 milliards.

    Très peu de Genevois le savent : à ce moment-là, l’association GeReR-Genève Route et Rail a rappelé aux autorités genevoises et leurs administrations en charge des transports qu’une autre solution avait été envisagée lors de la création de la ligne desservant l’aéroport : la boucle de l’aéroport, qui pouvait et devait résoudre le problème de capacité du nœud ferroviaire de Genève à un coût d’environ 1,1 milliard, montant dont dispose la Confédération, déchargeant Genève de sa contribution de 550 millions.

    Très peu de Genevois le savent : leurs autorités et administrations en charge des transports ont tout fait pour qu’ils n’en sachent rien.

    Très peu de Genevois le savent : c’est à leurs autorités et à leurs administrations en charge des transports qu’ils doivent de creuser leur dette de 550 millions. Dette sans contrepartie, il convient de le préciser. Il ne faut pas croire qu’il s’agirait d’un investissement : l’autre solution, celle de la boucle de l’aéroport, économiserait ces 550 millions tout en offrant une fonctionnalité bien supérieure.