12 années de fuite en avant

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Vers 2009, pour augmenter la capacité du nœud ferroviaire de Genève, autorités et administrations en charge des transports ont décidé deux quais et 4 voies supplémentaires le long de la voie 8 actuelle de la gare de Cornavin, mordant férocement dans le quartier des Grottes. Le 18 décembre 2009, les gens des Grottes ont demandé par pétition à être informés.

Vers 2011, elles, les autorités et administrations en charge des transports, ont décidé de fractionner en deux phases les deux quais et 4 voies. (Message FAIF, 18 janvier 2012, FF, page 1467).

En juillet 2013, elles ont décidé d’enfouir en souterrain deux quais et 4 voies le long de la voie 8 actuelle, à une vingtaine de mètres sous la voie 8, en une seule phase.

En décembre 2014, elles ont décidé d’étudier le fractionnement dans le temps en deux phases de deux voies et un quai souterrains chacune.

En décembre 2015, elles ont décidé ce fractionnement, étendant les travaux en deux gigantesques chantiers d’environ un milliard chacun, durant plus de 5 ans chacun, se succédant à quelques années d’intervalle, au même endroit, le long de l’actuelle voie 8, Remarquons que l’autre solution, celle de la boucle, avait été rendue publique et transmise aux autorités et administrations en janvier 2014 déjà (Domaine public, Genève, 6 janvier 2014). Elles n’en ont tenu aucun compte.

En décembre 2020, 5 ans plus tard, prenant conscience de leur aveuglement, qui dresserait à cette perspective contre leur projet habitants et commerçants de ces quartiers centraux, voyageurs, et plus généralement tous les Genevois, elles toujours, les autorités et administrations en charge des transports, ont annoncé vouloir réétudier l’affaire.

Aujourd’hui, fin 2021, depuis bientôt un an, elles sont muettes. Après 12 années de fuite en avant, l’impasse.

 

Faisant preuve de force de caractère, étudieraient-elles, les autorités et administrations en charge des transports, la solution de la boucle de l’aéroport?

2021.01.18 Mémoire techniqueAmendé 6 mars 2021.pdf

Commentaires

  • Deux petites remarques.
    Rodolphe Weibel est trop seul. Il parle dans le désert.
    Il serait opportun de trouver une porte de sortie aux responsables plutôt que d'insister sur leurs fautes.

    Un politique qui avoue une faute est condamné. Nous vivons en ce moment une caricature de cette règle avec la gestion de la crise sanitaire par des autorités larguées au point de demander à l'OMS de prendre la direction des opérations.

  • “Rodolphe Weibel est trop seul. Il parle dans le désert.”
    Tout comme Jean-Baptiste.

    Matthieu 3:1-2 : “A cette époque-là parut Jean-Baptiste, qui prêchait dans le désert de Judée. Il disait: «Changez d’attitude(...).»”

    Les années passent. Résultat:
    Matthieu 3:5 : “Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de toute la région du Jourdain se rendaient vers lui.”

  • Je ne parle pas du tout dans le désert, Il est désormais établi que les administrations et autorités en charge des transports ont d’ores-et-déjà abandonné leur projet d’extension fractionnée de la gare de Cornavin, et donc décidé de faire autrement. Les deux solutions restant en lice : la réalisation en une étape des 4 voies et deux quais, qui exigerait de trouver un financement supplémentaire d’un milliard, un seul chantier certes, mais deux fois plus lourd, autour de Cornavin, des délais de réalisation prolongés, ou bien la boucle, qui sera présente dans la tête de tour le monde lors des procédures fédérales d’enquêtes publiques.
    La boucle est désormais la seule solution politiquement possible. C’est autour de Cornavin que toute l’affaire se réglera : la boucle se réalisera sans aucun chantier autour de Cornavin,

  • Je pense qu’un ou des élus reconnaissant le bien-fondé de la boucle seraient respectés.
    Mais existe-t-il des élus raisonnables et sensés ?

  • Plusieurs élus ont reconnu le bien-fondé de la boucle et se sont engagés en sa faveur. J'en connais au moins 6: un député au Conseil national (Yves Nidegger), deux députés au Grand Conseil de Genève (François Baertschi, Charles Selleger), deux députés au Conseil municipal de Genève (Éric Bertinat, Pierre Scherb) et une députée au Grand Conseil de Fribourg (Christel Berset).
    M. Weibel pourrait certainement en citer d'autres.
    Il est vrai que c'est bien peu.

  • Les autorités et administrations en charge des transports sont dans le pétrin. Si elles persistent dans leurs égarements, le retour de manivelle se fera sentir quand le Conseil d'État et le Conseil administratif de la ville auront à se prononcer, avec menace de référendum à la clé, sur les nouveaux crédits nécessaires au financement des projets démesurés (coûts et nuisances) échafaudés par lesdites autorités et administrations.

    Errare humanum est, persevare diabolicum.

  • Il n'y a pas de faute à avouer où à expier jusqu'à présent. Il ne s'agit que de reconnaître que les temps ont changé et qu'une autre approche est possible. Le jour où les officiels couperont le ruban, tout le monde sera ravi et le passé sera ce qu'il est toujours en fin de compte, passé.
    Par contre l'obstination et la dissimulation sont des postures inexcusables. Notre "M, le Maudit" peut en témoigner.

  • Bien dit, capitaine.

  • Il manque juste 2 signatures à notre pétition en faveur de la boucle pour atteindre le nombre respectable de 600. Qui va se lancer ?
    Pour signer, c'est ici:
    https://www.change.org/p/non-à-un-gaspillage-de-4-milliards-de-francs-non-au-rejet-d-un-million-de-tonnes-de-co2-supplémentaires-dans-l-atmosphère

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