Participation ferroviaire à l’économie d’électricité

Une rame Bombardier Alstom Twindexx Dosto de 200 mètres, vide, pèse 450 tonnes. Elle peut transporter 700 personnes, pesant chacune, en moyenne, 75 kilos, donc en tout 50 tonnes.

En pleine charge, cette rame pèse donc 500 tonnes, et le transport de chaque passager nécessite le déplacement d’une masse de 700 kilogrammes. Chargée à 10 %, cette rame pèse 455 tonnes, et le transport de chaque passager nécessite le déplacement d’une masse de 6,6 tonnes.

Les CFF gardent jalousement secrets leurs statistiques de fréquentation de leurs trains. Il est toutefois évident que le système cadencé, qui oblige à offrir des trains à intervalles réguliers pendant environ 16 heures par jour, donc autant de trains aux heures de pointe qu’aux heures creuses, augmente la proportion de kilomètres parcourus par des trains peu chargés.

Les avantages du système cadencé sont si considérables qu’ils sont normalement largement suffisants pour contrebalancer l’inconvénient d’une majoration de circulations de trains très peu chargés.

Pour autant toutefois que l’énergie nécessaire à leurs circulations soit disponible. La pénurie électrique qui menace dès l’hiver prochain notre pays devrait peut-être nous amener à examiner l’opportunité de rompre la rigidité du système cadencé, en supprimant de l’horaire les trains les moins chargés. Seulement pendant l’hiver.

Il n faut pas cacher la difficulté : un train Genève – Berne – Saint-Gall qui quitte Genève en pleine heure de pointe, à 18 heures, effectuera le trajet Zurich – Saint-Gall de 21 heures à 22 heures, en heure creuse : plein de Genève à Lausanne, le même train sera peu chargé de Zurich à Saint-Gall.

Commentaires

  • Excellent article. On pense peu à ce problème, pourtant il existe.

  • oui mais cela est important pour les longs trajets avec ou sans correspondance surtout si l'on veut concurrencer l'avion.

  • Il ne me semble pas que ma réflexion ne puisse porter que sur le trafic à longue distance. Vieillard habitant La Conversion, je recours souvent au chemin de fer pour me rendre à Lausanne en heures creuses, et ai ainsi pu me rendre compte qu'il n'est pas rare qu'il n'y a que deux ou trois voyageurs par wagon.

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