Un jeu de fonctionnaires et leurs chefs à 4 milliards de francs

Mais nom d’une pipe ! Dans cette affaire, on ne compare pas une Rolls-Royce et une Mercedes pour savoir laquelle il faut acheter : l’une un peu plus chère que l’autre, mais aussi un peu plus luxueuse, l’une plus rapide, mais accélérant moins fort, etc. Non ! ce n’est pas une affaire d’appréciation, qui se jouerait à quelques pourcents près.

La solution de la boucle de l’aéroport prévue par les CFF en 1980 et la solution des autorités et administrations en charge des transports sont à peu près aussi efficaces l’une que l’autre. Mais l’une coûte un milliard, l’autre 5.

Et pourtant des fonctionnaires et leurs chefs tiennent à poursuivre ce jeu.

L’expertise se rapproche.

 

Pour en savoir plus:

2021.01.18 Mémoire techniqueAmendé 6 mars 2021.pdf

Commentaires

  • Ne lâchez rien. Bravo à votre courage et détermination.
    Bien à vous.
    J. B

  • Pourquoi ce gaspillage d'argent? Parce que les quatre milliards ne seront pas perdus pour tout le monde! Ils tomberont dans les poches d'entreprises et d'actionnaires qui se pourlèchent déjà les babines

  • Que les ingénieurs, architectes, entrepreneurs soient contents que l'Etat investisse dans la construction ne fait pas un pli. Il n' y a rien à leur reprocher. Ce n'est pas à eux de veiller à l'utilité d'une dépense publique.

    Dans cette affaire, la raison du refus obstiné des administrations et autorités impliquées dans cette affaire d'ordonner une expertise est la crainte qu'elles ont que l'expertise arrive à la conclusion qu'elles ont très mal travaillé, compromettant leur image, et peut-être leur poste.

    Elles estiment que leur poste vaut bien une dépense publique de 4 milliards. Et c'est à eux de veiller à l'utilité d'une dépense publique

  • Oui, être content qu'on investisse dans la construction est normal. Mais, il peut y avoir problème si on dépasse le simple fait d'être content, à savoir si le privé pousse à la roue! Sachant que les lobbies de la construction et du bâtiment sont très actifs, et ont souvent l'oreille de certains politiques, je me pose des questions...

  • " ...ont souvent l'oreille de certains politiques ...". Bien sûr, c'est possible. Mais ce qui est ici en cause, c'est un e tentative délibérée de détournement de 4 milliards, que je dénonce publiquement depuis 8 ans. Qu'il y ait une personne corrompue ici ou là dans l'administration est évidemment possible. Mais trois administrations, la fédérale, la cantonale et celle de la Ville ...
    Non, décidément, le laisser faire de ces administrations trahit des intérêts bien plus personnels que ne le seraient les entrepreneurs, etc.

  • Je vous entends bien, mais tout cela peut aussi se passer sans qu'il y ait forcément corruption! Juste une (très) mauvaise pesée des intérêts! On pense peut-être favoriser l'emploi, par exemple, en oubliant d'ailleurs que la plupart des travailleurs seront temporairement importés de l'étranger pour des missions courtes, comme les bilatérales le permettent! Sans même être certains que les entreprises qui feront le travail soient suisses!

  • "juste une mauvaise pesée d'intérêt". A 4 milliards? Sans qu'aucun spécialiste de l'OFT, des CFF, de l'Etat de Genève, s'en aperçoive?

    Non. Ceux qui ont commis la faute originelle, vers 2008-2009, ont refusé d'admettre avoir bâclé, puis se sont enfoncé, encore et encore, toujours plus profondément. Et évidemment, plus ils se sont enfoncés, plus il leur était impossible de s'en sortir.

    Il y a bien une forme de corruption: C'est pour sauver leur image, la leur, leur poste, le leur, qu'ils agissent ainsi, qu'ils dépensent de l'argent public.

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