Le blog de Rodolphe Weibel - Page 13

  • A quoi pensent-ils ? Pensent-ils?

    Le 20 décembre 2017, le Conseil d'Etat a écrit à Madame Leuthard, Présidente de la Confédération , cheffe du DETEC, la lettre suivante: 2017.12.20 Conseil d'Etat Consultation OFT.pdf .

    En annexe à ce courrier, un document de trois pages du Canton, non daté, Stratégie ferroviaire 2040-2050, présente sous le titre Concept d'offre 2050 le schéma du réseau régional souhaité par le canton.

    2018.01.01 DGT à Conseil Féd. Concept 2050.jpg

    En vert, les lignes exploitées en Express régionaux (RE RegioExpress en dialecte CFF), qui font halte à Coppet, Cornavin, Bellegarde, Lancy-Pont-Rouge, Eaux-Vives et Annemasse: 4 par heure entre Nyon et Cornavin, 2 par heure entre Cornavin et Annemasse, 2 par heure entre Cornavin et Aéroport. En violet, jaune-orange et rouge les 3 lignes exploitées en RER-Réseau-Express-Régional, qui desservent toutes les gares et haltes: toutes 4 par heure. Les grandes lignes IC Intercités et IR Interrégios ne sont pas représentées - échappant à la compétence cantonale -.

    Aujourd'hui, le réseau baptisé Léman Express se présente ainsi. Les couleurs n'ont pas la même signification: rouge, bleu, vert, jaune représentent des lignes omnibus (les trains s'arrêtent à toutes les haltes), les lignes plus fines brunes (4 par heure entre Nyon et Cornavin, 2 par heure entre Cornavin et Annemasse, et 2 par heure entre Cornavin et Aéroport) représentent des Express-Régionaux.

    2021.00.00 Léman Express Plan de réseau.jpg

    Voilà la surprise: aujourd'hui, depuis chaque halte ou gare du tronçon Coppet - Cornavin, vous pouvez rejoindre sans changement chacune des gares et haltes du nouveau tronçon du CEVA 4 fois par heure. En 2050, plus rien de cela: aucune liaison sans changement de train entre l'une quelconque des gares et haltes situées entre Coppet et Cornavin et n'importe quelle halte ou gare située entre Cornavin et Annemasse, ni Cherpine/ZIPLO et Bernex. Ni même aucune liaison directe entre Coppet et Bachet, ou Champel ou Trois-Chêne.

    Quel progrès: des dépenses de 5 milliards de plus que les 2 milliards du CEVA, des chantiers qui auront bouleversé pendant une vingtaine d'années les quartiers des Grottes, de Montbrillant, de Saint-Jean, des Charmilles, de Châtelaine, des Nations, de l'aéroport, de Meyrin-centre, de Zimeysa, qui auront dégagé un million de tonnes de CO2, tout ça pour qu'en 2050 l'offre ferroviaire régionale soit par rapport à aujourd'hui amputée de l'un de ses trajets essentiels, celui qui relie la Côte valdo-genevoise à la rive gauche.

    A quoi pensent-ils? Pensent-ils? A Genève, à Berne?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Mémoire technique

    Exemple d'exploitation de la boucle de l'aéroport.

    2019.09.09 Les lignes de la boucle toutes.jpg

     

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  • Un projet raisonnable

    Le projet de boucle s’oppose au concept officiel, tout en permettant une offre ferroviaire équivalente. Mais :

    1. cette offre ferroviaire, la boucle la permettra dès 2030, le concept officiel ne peut pas le faire avant 2045. La boucle permettra au trafic ferroviaire régional de rejoindre l’aéroport dès 2030 parce qu’elle coûte le montant que la Confédération a déjà engagé. Le concept officiel ne peut le permettre avant 2045, parce qu’avant de le réaliser, la Confédération doit obtenir du Parlement un crédit, en 2027 : un crédit considérable, de l’ordre de trois milliards, suffisant pour réaliser à la fois la seconde étape d’extension de Cornavin, la nouvelle gare sous-souterraine de l’aéroport, et la nouvelle ligne reliant cette nouvelle gare de l’aéroport à Cornavin, un crédit en concurrence avec bien d’autres en Suisse, bien mieux ficelés,
    2. la boucle additionne plusieurs chantiers relativement modestes, répartis le long du tracé de voies déjà existantes, en grande partie sur propriété des CFF, ce qui réduit le temps de réalisation de l’ensemble au temps de réalisation du plus grand des chantiers partiels, et atténue massivement les risques de longues procédures d’opposition et d’expropriation,
    3. la boucle ne nécessite aucun chantier au centre névralgique de Genève, autour de Cornavin, alors que le concept officiel y provoquerait deux décennies de chantiers, et quels chantiers !,
    4. la boucle n’y bouleverse pas l’environnement construit, elle n’y touche pas,
    5. elle ne coûte qu’un milliard, contre 5 (5 fois plus),
    6. ses chantiers, dégageant comme tout chantier de cette nature 270 grammes de CO2 par franc dépensé, dégageront 270'000 tonnes de CO2, contre 1'350'000 tonnes (5 fois plus), sans parler des autres pollutions, le bruit, les gaz d’échappements, les poussières,
    7. elle ouvre aux convois chargés de chlore un passage d’un côté à l’autre de Genève peu exposé, par Cointrin.

    Un projet raisonnable.